Glossaire du Trading sur Options
60 Définitions de Référence en Français
De l'option financière à l'Iron Condor, en passant par les Grecs et la volatilité implicite — le vocabulaire complet du trader sur options, expliqué clairement.
L'assignation est le mécanisme par lequel le vendeur d'une option est obligé d'honorer ses engagements lorsque l'acheteur décide d'exercer son droit. Si vous avez vendu un call et que l'acheteur exerce, vous êtes assigné: vous devez vendre les actions au prix d'exercice convenu. Si vous avez vendu un put et que l'acheteur exerce, vous êtes assigné: vous devez acheter les actions.
L'assignation peut survenir à tout moment avant l'échéance pour les options de style américain, ou uniquement à l'échéance pour les options de style européen. Le risque d'assignation anticipée est particulièrement présent lorsqu'une option est profondément dans la monnaie ou lorsqu'un dividende est imminent sur le sous-jacent.
Une option est dite à la monnaie (ATM) lorsque son prix d'exercice est égal ou très proche du cours actuel du sous-jacent. C'est la position neutre sur l'axe de moneyness.
Les options ATM ont la valeur temps la plus élevée, et leur delta est proche de 0,50 (pour un call) ou -0,50 (pour un put). Elles sont les plus sensibles aux variations de volatilité implicite.
Le backtesting consiste à tester une stratégie de trading sur des données historiques afin d'évaluer ses performances passées. En trading sur options, c'est un outil indispensable pour valider qu'une stratégie (Iron Condor, Bull Put Spread, Diagonal…) a généré une espérance positive sur un grand nombre de trades historiques, dans des conditions de marché variées.
Un backtesting rigoureux prend en compte les slippages, les coûts de transaction, les ajustements et les queues de distribution — les événements extrêmes rares mais destructeurs. L'Atelier des Options ne présente aucune stratégie sans l'avoir backtestée sur au minimum plusieurs années de données réelles.
Le Bear Call Spread est une stratégie neutre à baissière à risque défini qui consiste à vendre un call à un strike bas et à acheter simultanément un call à un strike plus élevé, sur le même sous-jacent et la même échéance. Le trader encaisse une prime nette dès l'ouverture.
Gain maximum : la prime nette encaissée (si le sous-jacent reste en dessous du strike vendu à l'échéance).
Perte maximum : la différence entre les deux strikes moins la prime encaissée.
Contexte idéal : marché latéral à légèrement baissier, volatilité implicite élevée (options chères, avantageuses à vendre).
Le Bear Put Spread est une stratégie baissière à coût réduit qui consiste à achèter un put à un strike élevé et à vendre simultanément un put à un strike plus bas, même échéance. La vente du put inférieur finance partiellement l'achat du put supérieur, réduisant le coût global.
Gain maximum : différence entre les deux strikes moins la prime nette payée.
Perte maximum : la prime nette payée (connue dès l'entrée).
Avantage vs achat de put sec : coût moindre, rentabilité plus rapide — en échange d'un gain plafonné.
Le bid (ou la demande) est le prix auquel un acheteur est prêt à payer une option. Le ask (ou l'offre) est le prix auquel un vendeur est prêt à la céder. La différence entre les deux s'appelle le spread bid/ask.
En options, ce spread peut être très large sur des sous-jacents peu liquides, ce qui représente un coût caché pour le trader. Traiter au milieu du bid/ask (mid price) est souvent possible lorsque la liquidité est suffisante. C'est pourquoi l'open interest et le volume sont des critères de sélection importants.
Le modèle de Black-Scholes (1973) est la formule mathématique de référence pour calculer la valeur théorique d'une option européenne. Il prend en compte le cours du sous-jacent, le strike, l'échéance, le taux sans risque et la volatilité implicite pour calculer une prime théorique.
Bien que ses hypothèses (distribution normale des rendements, volatilité constante) soient imparfaites face à la réalité des marchés — qui présentent des queues de distribution épaisses et un skew de volatilité — ce modèle reste la base de tous les pricers d'options et du calcul des Grecs.
Le Bull Call Spread est une stratégie haussière à coût réduit et à risque défini qui consiste à acheter un call à un strike bas et à vendre simultanément un call à un strike plus élevé. La vente du call supérieur finance partiellement l'achat, réduisant le coût d'entrée en échange d'un gain plafonné.
Gain maximum : différence entre les deux strikes moins la prime nette payée.
Perte maximum : la prime nette payée.
Contexte idéal : anticipation d'une hausse modérée et délimitée du sous-jacent, ou volatilité élevée qui renchérit les calls et rend la vente du call supérieur plus intéressante.
Le Bull Put Spread est une stratégie neutre à haussière — génératrice de revenus. On vend un put à un strike élevé et on achète un put à un strike plus bas. Le trader encaisse une prime nette dès l'ouverture.
Gain maximum : la prime nette encaissée (si le sous-jacent reste au-dessus du strike vendu à l'échéance).
Perte maximum : différence entre les deux strikes moins la prime encaissée.
C'est l'une des stratégies les plus enseignées à l'Atelier des Options pour sa triple caractéristique : encaissement immédiat de prime, risque parfaitement borné et taux de réussite élevé.
Le Butterfly Spread est une stratégie construite avec trois strikes différents sur le même sous-jacent et la même échéance. Dans sa version classique avec des calls : achat d'un call bas + vente de deux calls milieu + achat d'un call haut. Elle génère un gain maximal si le sous-jacent se retrouve exactement au strike central à l'échéance.
Le butterfly est une stratégie de neutralité directionnelle précise, utile pour cibler un prix cible spécifique. Son coût est limité, mais sa probabilité de profit maximale est faible car elle requiert que le sous-jacent atterrisse précisément au bon niveau.
Le Calendar Spread consiste à vendre une option à courte échéance et à acheter simultanément une option de même strike à une échéance plus lointaine. Le profit vient de la différence de decay temporel (thêta) entre les deux options: l'option courte perd de la valeur temps plus vite que l'option longue.
Cette stratégie bénéficie d'une hausse de la volatilité implicite, contrairement aux spreads verticaux classiques. Elle est neutre directionnellement et adaptée aux marchés stagnants.
Un call est une option qui donne à son acheteur le droit d'acheter le sous-jacent au prix d'exercice (strike) avant ou à l'échéance. L'acheteur d'un call anticipe une hausse du sous-jacent. En échange de ce droit, il verse une prime au vendeur.
Acheteur de call : risque limité à la prime payée, gain potentiellement illimité si le sous-jacent monte fortement.
Vendeur de call : encaisse la prime, mais s'expose à un risque illimité si le sous-jacent monte. La vente de call couverte (Covered Call) est la façon la plus sûre de vendre des calls.
Le Cash Secured Put consiste à vendre un put en conservant le capital nécessaire à l'achat du sous-jacent en cas d'assignation. C'est une stratégie de génération de revenus sur des actions que l'on serait prêt à acheter à un prix inférieur.
Si le sous-jacent reste au-dessus du strike à l'échéance, la prime est conservée en totalité. S'il descend en dessous du strike, on est assigné et on achète les actions — au prix effectif du strike moins la prime encaissée. C'est la première jambe de la stratégie Wheel.
La chaîne d'options est le tableau listant l'ensemble des contrats disponibles sur un sous-jacent, organisés par échéance et par strike. Elle affiche pour chaque option le bid, l'ask, le volume, l'open interest, et les Grecs.
Savoir lire une chaîne d'options est une compétence fondamentale : c'est là que le trader identifie le strike optimal, évalue la liquidité, compare les primes entre différentes échéances, et construit sa stratégie avant de passer l'ordre.
Le Collar est une stratégie de protection d'une position actions existante. On achète un put de protection (assurance contre la baisse) et on vend un call (dont la prime finance tout ou partie du coût du put). La position est ainsi "enfermée" dans un tunnel entre les deux strikes.
Gain maximum : plafonné au strike du call vendu.
Perte maximum : limitée au strike du put acheté.
Stratégie idéale pour un investisseur long terme qui souhaite protéger une plus-value latente sans vendre ses titres.
Le Covered Call consiste à vendre un call sur une action que l'on détient déjà en portefeuille. La prime encaissée génère un revenu complémentaire et abaisse le prix de revient. Si l'action monte au-dessus du strike, on est assigné et on vend ses titres au prix convenu.
C'est l'une des stratégies les plus utilisées par les investisseurs long terme souhaitant générer des revenus réguliers sur leur portefeuille sans spéculer. Elle est relativement conservatrice, mais elle plafonne le gain en cas de forte hausse du sous-jacent. C'est la seconde jambe de la stratégie Wheel.
Le Delta est le premier et le plus important des Grecs. Il mesure la variation de la prime d'une option pour une variation d'un point du sous-jacent. Le delta d'un call varie de 0 à +1, celui d'un put de -1 à 0.
Un call avec un delta de 0,40 gagnera environ 0,40 € si le sous-jacent monte de 1 €. Le delta est également interprété comme la probabilité approximative que l'option expire dans la monnaie. Par exemple: un delta de 0,30 correspond à environ 30 % de chances d'expirer ITM.
Cette double lecture (sensibilité + probabilité) en fait l'outil central de la sélection des strikes et de la gestion du risque directionnel.
Une position est dite delta neutre lorsque son delta global est proche de zéro — elle ne gagne ni ne perd significativement si le sous-jacent monte ou descend légèrement. Ce type de position bénéficie principalement de l'érosion temporelle (thêta) ou des variations de volatilité (vega).
Maintenir une position delta neutre nécessite des ajustements réguliers (rebalancing) à mesure que le sous-jacent se déplace, car le gamma modifie en permanence le delta. C'est la base du delta hedging pratiqué par les Market Makers.
Une option est dans la monnaie (ITM) lorsqu'elle a une valeur intrinsèque positive. Pour un call, cela signifie que le cours du sous-jacent est supérieur au strike. Pour un put, que le cours est inférieur au strike.
Les options ITM ont un delta élevé (entre 0,5 et 1 pour un call) et sont sensibles aux mouvements du sous-jacent. Elles coûtent plus cher que les options OTM mais offrent une meilleure corrélation avec le sous-jacent.
Le delta hedging est la technique par laquelle un trader neutralise le risque directionnel d'une position en options en prenant une position compensatrice sur le sous-jacent. L'objectif est d'amener le delta global du portefeuille à zéro, le rendant insensible aux petits mouvements du marché.
Concrètement : si vous détenez un call avec un delta de 0,40 sur 100 actions (delta total = 40), vous vendez 40 actions du sous-jacent pour neutraliser ce delta. Mais comme le gamma modifie en permanence le delta à chaque mouvement du sous-jacent, le delta hedging nécessite des ajustements continus — c'est ce que font les Market Makers en quasi-permanence.
Pour un trader particulier, le delta hedging est moins courant mais utile pour isoler un pari sur la volatilité implicite (vega) ou le temps (thêta) sans biais directionnel.
Le Diagonal Spread combine les caractéristiques du Calendar Spread (deux échéances différentes) et du spread vertical (deux strikes différents). On achète une option à longue échéance et un strike, et on vend une option à courte échéance et un strike différent.
C'est une stratégie flexible permettant d'ajuster à la fois le biais directionnel et le profil de decay temporel. Elle est souvent utilisée en substitut du Covered Call sur les traders ne souhaitant pas détenir les actions physiquement (poor man's covered call).
Un earnings play est une stratégie sur options construite autour de la publication des résultats trimestriels d'une entreprise. Avant les résultats, la volatilité implicite monte fortement (les options sont chères). Après la publication, elle s'effondre brutalement — c'est l'IV Crush.
Les vendeurs d'options exploitent ce phénomène en vendant des spreads juste avant les résultats pour encaisser la prime gonflée, puis en rachetant après l'IV Crush. La sélection du sous-jacent doit s'appuyer sur le crush rate historique (fréquence avec laquelle le cours reste dans la fourchette attendue), l'IV Rank et la liquidité des options.
Dans la Masterclass de l'Atelier des Options, nous apprenons à nos élèves à trader les earnings avec un taux de réussite supérieur à 90%.
L'échéance est la date à laquelle le droit conféré par l'option cesse d'exister. Si l'option est hors de la monnaie à l'échéance, elle expire sans valeur et l'acheteur perd sa prime. Si elle est dans la monnaie, elle peut être exercée ou réglée en espèces selon son type.
Le choix de l'échéance est une décision stratégique majeure car les options courtes offrent un decay rapide mais laissent peu de temps pour que le scénario se réalise. Les options longues coûtent plus cher mais donnent du temps. En général, les vendeurs d'options préfèrent des échéances de 30 à 60 jours pour bénéficier d'un thêta optimal.
L'exercice est l'acte par lequel l'acheteur d'une option active son droit d'acheter (call) ou de vendre (put) le sous-jacent au prix d'exercice. Pour les options américaines, l'exercice peut intervenir à tout moment jusqu'à l'échéance ; pour les options européennes, uniquement à l'échéance.
En pratique, la plupart des options ne sont pas exercées mais revendues sur le marché avant l'échéance, car la revente préserve la valeur temps résiduelle. L'exercice est généralement préféré uniquement pour les options très profondément dans la monnaie ou pour profiter d'un dividende imminent.
Un future est un contrat standardisé qui oblige les deux parties à acheter ou vendre un actif à une date et un prix convenus à l'avance. Contrairement aux options, il n'y a pas de droit mais une obligation bilatérale. Les futures servent souvent de sous-jacents aux options (CAC 40 Future, S&P 500 E-mini, WTI crude…).
Les futures sont négociés sur des marchés organisés (CME, Euronext) avec appel de marge quotidien (mark-to-market). Comprendre leur fonctionnement est important pour les traders sur options d'indices.
Le Gamma mesure la vitesse de variation du delta: c'est la dérivée seconde de la prime par rapport au prix du sous-jacent. Un gamma de 0,05 signifie que si le sous-jacent bouge d'un point, le delta de l'option changera de 0,05.
Le gamma est maximal pour les options ATM proches de l'échéance. C'est un risque important pour les vendeurs d'options : une forte variation soudaine du sous-jacent peut modifier rapidement le delta et retourner une position rentable. À l'inverse, les acheteurs d'options bénéficient du gamma — leurs gains s'accélèrent quand le sous-jacent se déplace en leur faveur.
Le Gamma Exposure (GEX) est un indicateur mesurant la somme des positions gamma détenues par les Market Makers sur un sous-jacent. Il permet d'anticiper leur comportement de couverture et ses effets sur la volatilité du marché.
Un GEX positif élevé signifie que les Market Makers sont longs en gamma : ils achètent quand le marché baisse et vendent quand il monte, contribuant à réduire la volatilité (effet stabilisateur). Un GEX négatif produit l'effet inverse : les Market Makers amplifient les mouvements. Les niveaux de GEX élevés constituent souvent des zones de support/résistance dynamiques.
Une option est hors de la monnaie (OTM) lorsqu'elle n'a pas de valeur intrinsèque. Pour un call, le cours du sous-jacent est inférieur au strike. Pour un put, le cours est supérieur au strike. Sa valeur est uniquement constituée de valeur temps.
La grande majorité des options achetées et vendues sont OTM. Les vendeurs d'options ciblent souvent les options OTM dont la probabilité d'expirer sans valeur est élevée (delta faible : 0,15 à 0,30). Ces options offrent une probabilité statistique favorable, mais un ratio gain/risque inférieur à celui des options ITM.
L'Iron Butterfly est une stratégie à 4 jambes combinant la vente d'un straddle ATM (vente d'un call et d'un put de même strike) et l'achat de protection aux extrêmes (call OTM et put OTM). Elle est similaire à l'Iron Condor mais avec un strike central commun aux deux options vendues.
La prime encaissée est supérieure à celle de l'Iron Condor, mais la probabilité de conserver la totalité est plus faible car le sous-jacent doit rester très proche du strike central. C'est une stratégie de volatilité neutre très concentrée.
L'Iron Condor est l'une des stratégies les plus populaires du trading sur options. Il combine un Bull Put Spread (côté put) et un Bear Call Spread (côté call) sur le même sous-jacent et la même échéance. Le trader encaisse deux primes nettes et gagne si le sous-jacent reste dans une fourchette délimitée.
Gain maximum : somme des deux primes nettes encaissées (si le sous-jacent reste dans la "fenêtre de profit" à l'échéance).
Perte maximum : différence entre les strikes d'un spread moins les primes — connue et bornée dès l'entrée.
Contexte idéal : marché latéral, volatilité implicite élevée (IV Rank > 50), absence de catalyseurs directionnels majeurs.
L'IV Crush désigne la chute brutale de la volatilité implicite après un événement attendu (publication de résultats, décision de banque centrale, annonce macro). Avant l'événement, l'incertitude gonfle la VI. Après la publication — quelle que soit la direction du cours — l'incertitude disparaît et la VI s'effondre.
Ce phénomène pénalise sévèrement les acheteurs d'options qui ont payé des primes élevées: même si le cours bouge dans le bon sens, la chute de la VI peut éroder tout le gain théorique. À l'inverse, les vendeurs d'options (earnings plays) exploitent ce mécanisme.
L'IV Rank mesure où se situe la volatilité implicite actuelle par rapport à ses niveaux des 52 dernières semaines. Un IV Rank de 80 signifie que la VI actuelle est supérieure à 80 % des niveaux observés au cours de l'année passée — les options sont chères.
IV Rank élevé (> 50): contexte favorable à la vente d'options (primes élevées). IV Rank faible (< 20): contexte favorable à l'achat d'options (primes bon marché). C'est l'un des premiers filtres que L'Atelier des Options applique pour sélectionner les trades.
L'IV Percentile mesure le pourcentage de jours au cours de l'année passée pendant lesquels la VI était inférieure à son niveau actuel. Contrairement à l'IV Rank qui compare les extremes, l'IV Percentile prend en compte la distribution complète des niveaux de VI — ce qui le rend moins sensible aux pics exceptionnels.
Les deux indicateurs (IV Rank et IV Percentile) sont complémentaires et permettent d'évaluer si le moment est propice à la vente ou à l'achat d'options.
Un contrat d'option standard représente généralement 100 actions du sous-jacent (standard américain) ou un multiplicateur défini par la bourse (Euronext peut utiliser des multiplicateurs différents selon les valeurs). Ainsi, si une prime est cotée à 2 €, un contrat coûtera 2 × 100 = 200 €.
Il est essentiel de toujours multiplier la prime affichée par le multiplicateur pour calculer le coût réel du contrat. C'est une erreur fréquente chez les débutants qui confondent prime unitaire et coût total de la position.
La marge est le capital que le courtier exige pour couvrir le risque potentiel d'une position vendeuse en options. Contrairement à un achat d'option qui ne nécessite que le paiement de la prime, la vente d'options non couvertes immobilise une portion du compte comme garantie.
La marge requise varie selon le courtier, le sous-jacent, la stratégie (une vente nue nécessite plus de marge qu'un spread à risque défini) et la volatilité du marché. Des stratégies comme les spreads ou l'Iron Condor, dont le risque maximum est délimité, nécessitent moins de marge que les ventes nues.
Les Market Makers sont des institutions financières qui s'engagent à afficher en permanence un prix acheteur (bid) et un prix vendeur (ask) sur les options, assurant ainsi la liquidité du marché. En contrepartie, ils perçoivent le spread bid/ask.
Les Market Makers couvrent leur risque de manière quasi-continue en ajustant leur portefeuille (delta hedging). Leur comportement de couverture a un impact direct sur la dynamique du marché : comprendre leur position agrégée (via des indicateurs comme le GEX) permet d'anticiper certains mouvements.
La moneyness désigne la position d'une option par rapport au cours actuel du sous-jacent — autrement dit, le rapport entre le strike de l'option et le prix du marché. C'est le concept chapeau qui permet de classer toutes les options en trois catégories fondamentales.
Pour un call :
— Strike < cours du sous-jacent → option dans la monnaie (ITM)
— Strike ≈ cours du sous-jacent → option à la monnaie (ATM)
— Strike > cours du sous-jacent → option hors de la monnaie (OTM)
Pour un put, la logique est inversée :
— Strike > cours du sous-jacent → option dans la monnaie (ITM)
— Strike ≈ cours du sous-jacent → option à la monnaie (ATM)
— Strike < cours du sous-jacent → option hors de la monnaie (OTM)
La moneyness évolue en permanence au fil des mouvements du sous-jacent. Une option achetée OTM peut devenir ITM si le cours évolue favorablement — et inversement. C'est le delta qui quantifie cette sensibilité au déplacement dans l'axe de moneyness.
Le money management désigne l'ensemble des règles qui gouvernent la taille des positions et la gestion du capital dans une activité de trading. En options, c'est l'une des disciplines les plus importantes — et les plus sous-estimées par les débutants.
La règle fondamentale recommandée par L'Atelier des Options est de ne jamais risquer plus de 2 à 5 % du capital total par trade. Sur un Iron Condor avec une perte maximum de 500 € par contrat et un capital de 20 000 €, le sizing optimal sera de 1 à 2 contrats (risque de 500 à 1 000 € = 2,5 à 5 % du capital).
Un bon money management permet de survivre aux séries de pertes inévitables, de rester dans le jeu suffisamment longtemps pour que l'espérance positive des stratégies se matérialise, et d'éviter le biais émotionnel lié aux positions trop importantes.
L'Open Interest représente le nombre total de contrats d'options ouverts et non encore clôturés sur un strike et une échéance donnés. C'est un indicateur de liquidité et d'intérêt pour un contrat spécifique.
Un open interest élevé indique qu'un strike attire de nombreux participants — ce qui garantit un spread bid/ask plus serré et une meilleure exécution des ordres. Les strikes avec un open interest très élevé servent parfois de niveaux d'attraction pour le cours du sous-jacent (phénomène dit du max pain).
Une option financière est un contrat dérivé qui confère à son acheteur le droit — mais non l'obligation — d'acheter ou de vendre un actif sous-jacent à un prix déterminé (le strike), avant ou à une date d'échéance, en échange du paiement d'une prime au vendeur.
Les options sont des instruments réglementés, négociés sur des marchés organisés comme le CBOE (Chicago Board Options Exchange) aux États-Unis ou Euronext en Europe. Elles se distinguent des produits de gré à gré (CFD, warrants émis par les banques) par leur transparence, leur liquidité et l'absence de conflit d'intérêt avec un contrepartiste.
Il existe deux types fondamentaux d'options : le call (option d'achat) et le put (option de vente). Chacun peut être acheté ou vendu, donnant les 4 stratégies de base à partir desquelles toutes les autres sont construites.
Un pricer d'option est un outil permettant de visualiser et de simuler le profil gain/risque d'une stratégie en options selon différents scénarios de cours, d'échéance et de volatilité. Il calcule la valeur théorique de la position à tout moment, avant l'échéance.
Ne jamais entrer en position sans avoir consulté un pricer est une règle fondamentale chez l'Atelier des Options. Le pricer ProOptionTrader intégré à ProRealTime V13, ainsi que les pricers des courtiers comme Interactive Brokers (Risk Navigator), sont des outils de référence utilisés dans nos formations.
La prime est le prix d'une option — ce que l'acheteur paie et ce que le vendeur encaisse. Elle représente la valeur totale du droit conféré par l'option. Elle se décompose en deux parties : la valeur intrinsèque et la valeur temps.
La prime est influencée par six facteurs principaux : le cours du sous-jacent, le strike, l'échéance, la volatilité implicite, le taux d'intérêt sans risque, et les dividendes attendus. Ces facteurs sont modélisés par le modèle Black-Scholes et se reflètent dans les Grecs.
Le Protective Put consiste à acheter un put sur une action ou un indice que l'on détient déjà, afin de se protéger contre une baisse. C'est l'équivalent d'une assurance : on paie une prime pour garantir un prix de vente minimum sur sa position.
Si le sous-jacent monte, le put expire sans valeur (comme une assurance non utilisée) mais la position longue profite de la hausse. Si le sous-jacent baisse en dessous du strike, le put compense les pertes. C'est la stratégie de couverture la plus directe pour un investisseur actions.
Un put est une option qui donne à son acheteur le droit de vendre le sous-jacent au prix d'exercice (strike) avant ou à l'échéance. L'acheteur d'un put anticipe une baisse du sous-jacent ou souhaite se protéger contre elle.
Acheteur de put : risque limité à la prime payée, gain plafonné au strike (le sous-jacent ne peut pas tomber en dessous de 0).
Vendeur de put : encaisse la prime, s'engage à acheter le sous-jacent au strike si assigné. La vente de put sécurisée (Cash Secured Put) est la façon la plus rigoureuse de vendre des puts.
Un Ratio Spread consiste à acheter et vendre un nombre inégal d'options sur le même sous-jacent. Par exemple: achat d'1 call et vente de 2 calls à un strike supérieur. La jambe vendeuse excédentaire génère une prime nette mais introduit un risque théoriquement illimité au-delà du strike de la jambe vendeuse.
C'est une stratégie avancée, réservée aux traders expérimentés qui savent gérer le risque de la jambe vendeuse nue. Elle peut être utilisée pour réduire le coût d'une position directionnelle ou pour exploiter un skew de volatilité favorable.
Le Rho mesure la sensibilité de la prime d'une option aux variations des taux d'intérêt. Un rho positif signifie que la prime augmente quand les taux montent (effet favorable pour les calls longs). Le rho est généralement considéré comme un Grec mineur dans les stratégies court terme, mais devient plus significatif sur les options à longue échéance (LEAPS).
Rouler (ou "roller") une position consiste à clôturer une option arrivant à l'échéance et à en ouvrir simultanément une nouvelle à une échéance plus lointaine, généralement sur le même strike (roll calendaire) ou un strike différent (roll directionnel). C'est la principale technique d'ajustement des positions en options.
On roule une position pour éviter l'assignation, pour encaisser davantage de prime, ou pour donner plus de temps au scénario de se réaliser. La décision de roller dépend du crédit net encaissé, du nouveau rapport risque/rendement et des conditions de marché.
Le skew de volatilité désigne le fait que la volatilité implicite n'est pas identique pour tous les strikes d'un même sous-jacent et d'une même échéance. En pratique, les puts OTM (protection contre la baisse) affichent souvent une VI plus élevée que les calls OTM, reflétant la demande de protection des investisseurs institutionnels.
Ce phénomène crée des opportunités pour les traders qui savent l'exploiter : vendre les options dont la VI est surévaluée par rapport à la réalité statistique, ou construire des spreads qui tirent parti du skew (par exemple, un put spread qui vend le put le plus cher et achète un put moins cher).
Le sous-jacent est l'actif sur lequel porte le contrat d'option. Il peut s'agir d'une action (TotalEnergies, LVMH, Apple, NVIDIA…), d'un indice boursier (CAC 40, S&P 500, NASDAQ…), d'une matière première (or, pétrole…), d'une devise ou d'un contrat à terme.
Le choix du sous-jacent est une décision stratégique : liquidité des options, volatilité implicite, sensibilité aux événements macro, dividendes — tous ces facteurs doivent être évalués avant de construire une stratégie.
Le Straddle consiste à acheter simultanément un call et un put de même strike et même échéance sur le même sous-jacent. Cette stratégie est rentable lorsque le sous-jacent connaît un mouvement violent dans n'importe quelle direction — à condition que ce mouvement dépasse le coût total des deux primes.
Contexte idéal: anticipation d'un événement majeur (résultats, décision de banque centrale) avec incertitude sur la direction. La valeur temps et l'IV Crush post-événement sont les principaux ennemis du straddle acheté. L'achat de straddle requiert un mouvement plus important que le marché n'anticipe pour être rentable.
Le Strangle est la variante du Straddle avec des strikes différents : on achète un call OTM et un put OTM, de même échéance. Le coût d'entrée est inférieur à celui du straddle, mais le mouvement nécessaire pour atteindre la rentabilité est plus important.
La vente de strangle (encaissement des deux primes) est la stratégie inverse: on encaisse une prime plus large qu'un seul spread, mais on accepte un risque plus ouvert en l'absence de protection aux extrêmes. Le Short Strangle est populaire chez les traders professionnels disposant d'un capital suffisant pour absorber les fluctuations.
Le strike (ou prix d'exercice) est le prix auquel le détenteur d'une option a le droit d'acheter (call) ou de vendre (put) le sous-jacent. Il est fixé à l'achat du contrat et ne change pas jusqu'à l'échéance.
Le choix du strike est l'une des décisions les plus importantes en trading sur options. Il détermine: le coût de la prime, la probabilité d'être dans la monnaie à l'échéance (via le delta), le rapport risque/rendement de la stratégie, et la sensibilité aux variations du sous-jacent. Les strikes disponibles sont standardisés et listés dans la chaîne d'options.
Le style d'une option définit à quel moment son titulaire peut l'exercer. Une option américaine peut être exercée à tout moment avant l'échéance ; une option européenne ne peut être exercée qu'à la date d'échéance.
La plupart des options sur actions individuelles (américaines et françaises) sont de style américain, ce qui crée un risque d'assignation anticipée pour les vendeurs. Les options sur indices (SPX, CAC 40 via Euronext) sont généralement de style européen et réglées en espèces — sans assignation physique. Ce point est capital pour les stratégies de vente d'options.
Le Thêta mesure la perte de valeur d'une option due au seul passage du temps, toutes choses égales par ailleurs. Un thêta de -0,05 signifie que l'option perd environ 5 centimes par jour. Cette érosion s'accélère à mesure que l'échéance approche.
Pour l'acheteur d'options : le thêta est un ennemi silencieux — chaque jour qui passe érode la valeur de sa position si le sous-jacent ne bouge pas assez. Pour le vendeur d'options : le thêta est un allié — il encaisse cette érosion quotidienne. C'est pour cette raison que de nombreux traders professionnels privilégient les stratégies vendeuses. L'érosion est maximale entre 30 et 0 jours avant l'échéance.
La valeur intrinsèque est la partie de la prime qui correspond au gain immédiat si l'option était exercée maintenant. Elle est toujours positive ou nulle — une option ne peut pas avoir une valeur intrinsèque négative.
Pour un call : valeur intrinsèque = max(0, cours du sous-jacent - strike).
Pour un put : valeur intrinsèque = max(0, strike - cours du sous-jacent).
Une option OTM n'a aucune valeur intrinsèque. Sa prime est entièrement constituée de valeur temps.
La valeur temps est la partie de la prime qui excède la valeur intrinsèque. Elle reflète la probabilité que l'option devienne (ou reste) dans la monnaie avant l'échéance. Elle dépend principalement du temps restant jusqu'à l'échéance et de la volatilité implicite.
La valeur temps décroît inexorablement à mesure que l'échéance approche — c'est le phénomène du thêta decay. À l'échéance, la valeur temps est nulle : la prime est égale à la seule valeur intrinsèque. C'est ce mécanisme qui structure toute la logique des stratégies vendeuses d'options.
Le Vega mesure la sensibilité de la prime d'une option à une variation d'un point de pourcentage de la volatilité implicite. Un vega de 0,10 signifie que si la VI augmente de 1 %, la prime de l'option gagne 0,10 €.
Acheteur d'options : long vega — il bénéficie d'une hausse de la VI (les options valent davantage).
Vendeur d'options : short vega — une hausse soudaine de la VI pénalise sa position. C'est pourquoi une hausse brutale de la volatilité (krach, crise) est dangereuse pour les vendeurs d'options non protégés.
Le vega est maximal pour les options ATM et les échéances longues.
Le VIX est l'indice de volatilité implicite calculé par le CBOE sur la base des options du S&P 500 à 30 jours. Il mesure le niveau de volatilité attendue par le marché pour les 30 prochains jours, exprimé en pourcentage annualisé.
Un VIX à 15 indique une volatilité faible et un marché calme. Un VIX à 30-40 indique une anxiété élevée des marchés. Un VIX supérieur à 40 correspond aux grandes crises (Covid, 2008, 2020). Pour le trader sur options : un VIX élevé = primes élevées = contexte favorable à la vente. Un VIX bas = primes bon marché = contexte favorable à l'achat. Les équivalents européens sont le VSTOXX (EuroStoxx 50) et le VCAC (CAC 40).
La volatilité historique (ou réalisée) mesure l'amplitude réelle des variations passées d'un actif, calculée à partir des cours de clôture sur une période donnée (10, 20 ou 30 jours). Elle exprime ce que le marché a effectivement fait.
La comparer à la volatilité implicite est riche d'enseignement : si la VI est nettement supérieure à la VH, les options sont "chères" relativement au comportement historique — contexte favorable à la vente. Si la VI est inférieure à la VH, les options sont "bon marché" — contexte favorable à l'achat.
La volatilité implicite (VI ou IV) est la volatilité future anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options. Elle est calculée à rebours à partir de la prime observée, en utilisant le modèle Black-Scholes. Contrairement à la volatilité historique qui regarde le passé, la VI est prospective.
La VI est le facteur le plus important — et le plus méconnu — du pricing des options. Une VI élevée rend toutes les options plus chères. Une VI faible les rend moins chères. C'est pour cette raison que les traders professionnels s'intéressent autant à la direction du sous-jacent qu'à la variation de la VI : on peut avoir raison sur la direction et perdre de l'argent si la VI s'effondre (IV Crush).
La Wheel (ou "roue") est une stratégie cyclique de génération de revenus combinant deux stratégies fondamentales. Elle fonctionne en deux phases qui s'enchaînent :
Phase 1 — Cash Secured Put : on vend un put sur une action que l'on souhaite acquérir. Si l'on n'est pas assigné, on conserve la prime et on recommence. Si l'on est assigné, on achète les actions et on passe à la phase 2.
Phase 2 — Covered Call : on vend un call sur les actions acquises. Si le cours monte au-dessus du strike, les actions sont cédées (avec un gain) et on revient à la phase 1. Sinon, on conserve les actions et on continue à encaisser des primes de covered call.
La Wheel est particulièrement adaptée aux marchés latéraux à légèrement haussiers, sur des actions fondamentalement solides que l'on est prêt à détenir en portefeuille.
Les options Zéro DTE (Zero Days To Expiration) sont des options qui expirent le jour même où elles sont tradées. DTE signifie "Days To Expiration" — jours avant l'échéance. Ces options ont donc une durée de vie de quelques heures seulement.
Elles représentent aujourd'hui un volume colossal sur les marchés américains — les options 0DTE sur le SPX (S&P 500) et le SPY représentent régulièrement plus de 50 % du volume total des options sur ces sous-jacents. Cette popularité explosive est liée à la mise en place par le CBOE d'expirations quotidiennes sur les grands indices.
Les caractéristiques des 0DTE sont extrêmes :
Thêta : l'érosion temporelle est maximale — une option qui vaut 1 € à l'ouverture peut ne plus valoir que 0,10 € en fin de journée si le sous-jacent ne bouge pas. Les vendeurs de 0DTE encaissent ce decay ultra-rapide.
Gamma : le gamma est également à son maximum, rendant les options 0DTE extrêmement sensibles aux mouvements du sous-jacent. Un mouvement rapide de 0,5 % peut multiplier par 5 ou 10 la valeur d'une option achetée.
Liquidité : excellente sur les grands indices (SPX, SPY, QQQ), quasi-inexistante sur les actions individuelles.
Les 0DTE sont utilisées de deux façons opposées : par les vendeurs pour encaisser un thêta journalier, et par les acheteurs pour des paris directionnels à très court terme avec un effet de levier extrême. Le risque est élevé dans les deux cas et les 0DTE sont déconseillées aux débutants.
Les termes, c'est une chose. Les appliquer en est une autre.
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